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Writober 2026 : Ogre

Cet article parle de rapport déséquilibré au corps, au poids et à la nourriture.

Le thème d’aujourd’hui, c’est Ogres, et pour moi, les ogres, ce sont les auteurs de violences envers des enfants (je crois qu’un livre de ce nom en parle ?) et les gens qui ont très faim.

Je ne vais pas m’attarder sur le premier, je n’ai rien qui mérite d’être dit dessus. Par contre, sur l’appétit d’ogre, j’en ai plein, des choses à dire.

Simplement voilà ; sur mes espaces publics, il y a très peu de sujets dont je ne traite pas. Le rapport à l’alimentation en est un. C’est un sujet complexe, que j’associe à beaucoup d’émotions et à une histoire culturelle, familiale et personnelle complexe. Je ne peux pas penser l’alimentation sans penser le corps, et quand je pense le corps, je le pense en tant qu’ex-athlète de haut niveau, je le pense en tant que fille puis femme puis personne non binaire dont les hanches larges ne feront jamais illusion, et je le pense en tant que descendant de femmes grosses traitées comme des moins que rien et de femmes minces au prix de sacrifices inhumains.

Quand je pense l’appétit d’ogre, je pense aussi et surtout à une construction de la masculinité qui remonte à mon enfance, quand j’étais fier de manger « autant que papa » au buffet à volonté ; à mon adolescence, quand ma puberté tardive et mes 30 heures de sport par semaine m’ont fait croire que ma minceur était synonyme de santé ; à l’âge adulte, auquel j’apprends tout doucement que quel que soit notre appétit, il est tout à fait humain.

❤️

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