J’ai une malédiction avec les programmes fidélité de riche : à chaque fois que j’arrive Gold, je ne peux plus en profiter.
Le 20 février 2020, je suis passé Gold chez Flying Blue (lors d’un trajet légèrement turbulent, avec hôtesses de l’air en pleurs, deux annonces de « y a-t-il un professionnel de santé à bord ? », mais c’est une autre histoire). Un mois suivant, c’était la fin des voyages en avion, et ils ont repris… quand le statut a expiré, évidemment. Tant mieux pour mon bilan carbone, tant pis pour ma liste des meilleurs lounges Air France.
Le 15 février 2026, je suis passé Gold chez Accor Hotels. Le 4 avril 2026, je suis passé Grand Voyageur Le Club. Le 7 avril, la fermeture de mon entreprise et mon licenciement économique m’ont été annoncés. Dans un mois, mon mandat à Wikimédia France va se terminer. Tant mieux pour mon énergie, tant pis pour mes voyages maxi-confort.
C’est peut-être pour ça que je refuse de prendre une carte de fidélité au supermarché (pour ça, et parce que j’ai enseigné à des entreprises comment entrer les infos dans Facebook pour des publicités encore plus ciblées, et parce que Super U n’a vraiment pas besoin de savoir que j’achète deux tablettes de chocolat et une quantité indécente de fromage à chaque fois que j’ovule). Le temps d’avoir un avantage, je serai mort ou je ne sais quoi encore.
Voilà, c’était la minute problème de riche. Je profite tant que je peux (ça se voit que je redoute le freelance ?).
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