Je n’avais vraiment, mais alors vraiment aucune inspiration pour l’article d’aujourd’hui. Quand soudain, au détour d’une correspondance de mon train à Genève (oui, bon, pour le slow travel on attendra encore un peu, je viens de faire un séjour de 24 heures dans le canton de Fribourg), j’ai vu cette devanture de magasin juste devant la gare.

Je prends donc l’entrée de secours !
J’adore la polyvalence de cette boutique : dessins, lettrages, décoration, maquillages. Tout ce qui est visuel est représenté, semble-t-il ; tout ce qui est beau et faisable avec un pinceau, quelle que soit sa taille ou sa forme, semble apparaître dans le catalogue.
Je pense que la calligraphie est un art fascinant. Si le dessin me semble absolument hors de portée, la calligraphie se rattache aux mots, j’ai, paraît-il, une jolie écriture sur mes textes normaux, et j’ai souvent envie de franchir un niveau supplémentaire et de calligraphier des titres et des messages pour faire la joie du voisinage. Je m’y mettrai peut-être un jour, mais aujourd’hui j’ai du mal à concevoir une utilité suffisante pour justifier l’apprentissage.
Quand j’y pense, c’est un peu triste : je ne devrais pas chercher à apprendre l’utile. Après tout, en ce moment j’apprends (pour la dix-huitième fois environ) le tricot et je me suis interdit de produire autre chose que des rectangles afin de ne pas immédiatement tomber dans le productivisme, dans la recherche de performance et dans un objectif difficile à atteindre alors que je fais ça pour m’occuper les mains et me détendre l’esprit !
La calligraphie, c’est un peu pareil. Alors on verra si je me chauffe un jour, mais pour l’instant c’est une des mille entrées de ma liste de « choses que je vais peut-être vouloir apprendre à faire un jour » et c’est très bien comme ça.
En attendant, merci à cette boutique très bien nommée d’être venue à la rescousse de mon Writober / Inktober With A Keyboard !